Le rose c’est comme l’irruption de la joie, de la fierté, dans le quotidien. Qu’il soit sur les lèvres, dans l’aurore des matins, ou la douceur d’une écharpe, le rose c’est la vie.
J’ai sans doute toujours pensé cela. Ce je appartiens à un nous. Un “nous puzzle”, qui ce fabrique de morceaux de douleur, d’amour, de sympathie, de combat.
Le rose c’est, particulièrement, ici et maintenant la couleur :
- de la féminité
- de la douceur
- du sexe
- de la libération sexuelle
- de l’homosexualité
- de la gauche
Le rose pour moi cela a très concrètement signifié ma libération. Du carcan d’être une fille, une femme, de cette assignation à un rôle, un genre, une sexualité. J’ai été cette petite fille qui a été lynchée par des élèves de sa classe (y compris sa meilleure amie/ première amoure), parce qu’elle était différente. J’ai été cette jeune fille qui, repliée sur soi, a traversé anesthésiée son adolescence, couverte de bleu. J’ai été cette jeune femme qui c’est réappropriée le rose, non comme l’évidence d’une couleur romantique pour une fille, mais au contraire comme un habit de fierté et de revendication pour être vraiment soi.
Le rose nous a donc été assigné, et c’est toujours ça de pris, c’est une si belle couleur. Il y a du rose tendre, du rose shocking, du vieux rose, du rose pâle, du saumon…
… Alors après ces quelques mots de commencement, je me mets à l’ouvrage : à venir des histoires de roses comme un miroir de nos vies
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Non classé par Rachel Easterman-Ulmann